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Musique classique et opéra par Classissima

Henry Purcell

lundi 5 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

29 novembre

The Indian Queen de Purcell, version Sellars, Currentzis

Classiquenews.com - ArticlesTélé. France 2. Purcell: The Indian Queen, Jeudi 15 décembre 2016, 00h35. Evidemment au coeur de la nuit, parce que le service public n’autorise à l’opéra pas d’autres horaires, voir une production lyrique relève de l’exploit, ou d’une évidence s’agissant des plus passionnés. Pourtant, cette production purcellienne est indiscutablement captivante et mérite d’être vue, même à cet horaire. L’adaptation de The Indian Queen de Purcell, mise en scène et réalisée par Peter Sellars en 2013 au Teatro Real de Madrid, marque les esprits tant par sa grande cohérence visuelle que l’engagement musical et artistique de l’équipe qui la défend ici. Peter Sellars, scénographe et poète militant, c’est à dire humaniste et fraternel, mêle au livret de ce semi-opéra une nouvelle écrite par l’écrivaine nicaraguayenne Rosario Aguilar, La niña blanca y los pajaros sin pies. Littérature et chant se mêlent, prenant la défense des peuples insoumis et résistants, évidemment martyrisés et sacrifiés. Indian Queen est l’ultime opéra composé par Purcell qui le laisse inachevé à sa mort en 1695, à l’âge de 36 ans. C’est son frère qui le complète. Le livret de l’époque évoque l’amour d’une reine Aztèque et d’un général Inca. PURCEL HUMANISTE ET FRATERNEL Séduit par la musique de Purcell, bien peu représentée sur les scènes, le metteur en scène Peter Sellars nous offre ici sa propre version de l’ouvrage : il a supprimé les ajouts du frère de Purcell et complète les manques par d’autres œuvres célébrissimes de Purcell dont les inoubliables « O Solitude » ou « Music for a while » qui s’intègrent ainsi parfaitement dans l’action dramatique ; Sellars bouleverse le livret original de John Dryden en utilisant les textes de la romancière nicaraguayenne contemporaine, Rosario Aguilar. Le propos se veut « actualisé », plus politique. Sellars argumente ainsi sa vision de la Conquista, vue à travers le regard des femmes, – des mères, des épouses, des amoureuses-, et une bouleversante histoire d’amour. Le metteur en scène rétablit surtout la place de l’humain dans une histoire qui n’aurait pu être que vétille baroque exotique. Dans la fosse, assurant la réalisation musicale et artistique de cette production saisissante, le chef grec trépidant, nerveux, sanguin, Teodor Currentzis, dirige sa formation MusicAeterna sur instruments baroques et ses chœurs de l’Opéra de Perm (Russie). Avec le concours de chœurs, eux aussi particulièrement impliqués. La tension, l’urgence et la grande humanité de la conception réalisent un spectacle porté malgré les tragédies et violences barbares dénoncées, par une forte espérance. A noter notamment parmi les jeunes chanteurs réunis dans le spectacle : Julia Bullock, Vince Yi, Luthando Qave et des professionnels plus confirmés comme le contre-ténor français Christophe Dumaux. ____________________ THE INDIAN QUEEN Semi-Opéra d’Henry Purcell Livret de John Dryden, Robert Howard et Rosario Aguilar Metteur en scène : Peter Sellars Chorégraphe : Christopher Williams Lumières : James F Ingalls Costumes : Dunya Ramicova Orchestre MusicAeterna Direction musicale : Teodor Currentzis Julia Bullock :Vince Yi – Hunahpu Markus Brutscher :Teculihuatzin Nadine Koutcher : Don Pedrarias Dávila Noah Stewart : Isabel Christophe Dumaux : Don Pedro de Alvarado Luthando Qave : Xbalanque Maritxell Carrero-Leonor : Un chamane Enregistré en novembre 2013 au Teatro Real (Madrid) Durée : 3h15 Année 2013 LIRE aussi notre critique complète du dvd The Indian Queen, édité en 2016 par SONY classical. Approfondir Le chef Teodor Currentzis, provocateur ou défricheur, vient de publier un Don Giovanni éruptif, incandescent de Mozart, particulièrement incisif et nerveux qui conclut sa trilogie Mozart / Da Ponte, réalisée pour Sony classical. LIRE notre critique complète du cd DON GIOVANNI de Mozart par Teodor Currentzis

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26 novembre

Guerre et paix avec Joyce DiDonato

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : extraits de Jephtha, Giulio Cesare, Agrippina, Rinaldo, Susanna ; Leonardo Leo (1694-1744) : extrait de Andromaca ; Henry Purcell (1659-1695) : extraits de The Indian Queen, Dido and Aeneas, Bonduca or the British Heroine ; Niccolò Jommelli (1714-1774) : extraits de Attilio Regolo ; Claudio Monteverdi (1567-1643) : extrait de Il ritorno d’Ulisse in patria. Avec : Joyce DiDonato, mezzo-soprano. Il Pomo d’Oro, direction : Maxim Emelyanychev. 1 CD. Erato 0190295928469. Enregistré du 13 au 20 mars 2016. Notice de présentation trilingue (anglais, français et allemand). Durée : 79’12’’.




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24 novembre

Compte-rendu, concert. Toulouse, Eglise Saint Jérôme, le 16 novembre 2016. Le Concert des Nations ; Les Gouts réunis 1600-1800 ; Jordi Savall, viole de gambe et direction.

MUSICIENS PHILOSOPHES AUTOUR DE JORDI SAVALL… Ce concert d’ouverture de la saison 2016-2017 des Concerts au Musée, ne pouvait trouver de meilleurs auspices que les talents réunis par Jordi Savall et ses amis-partenaires du Concert des Nations. En effet, dans la période troublée que nous vivons, rappeler que l’union européenne des musiques est une idée de François Couperin datant de 1727 avec son recueil des Goûts réunis est réconfortante. Jordi Savall en reprend le titre pour son concert en élargissant le cadre musical, de 1600 à …1800. Ce soir France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et Espagne, en paix et avec beaucoup de panache célèbrent la musique instrumentale dans plusieurs Suites extraites d’œuvres plus vastes ou des Sonates. L’originalité de chaque composition éclate au contact des autres dans un bonheur de chaque instant toujours renouvelé. Le panache de la suite du Bourgeois Gentilhomme de Lully est une introduction de choix avec sa célèbre marche de la cérémonie des Turcs. Johann Rosenmüller avec une ampleur des sonorités et du style permet d’élargir le propos. Mais ce sont les subtils décalages et les contretemps de Purcell qui touchent par une apesanteur bien agréable, donnant envie de danser. La riche orchestration de Rameau dans la suite des Indes Galantes, si colorées, montre une science de composition et des contrastes, très nouvelle. C’est la délicatesse des deux pièces de l’espagnol De Hita qui sont la trouvaille la plus délicatement poétique du concert. Un autre monde de pure poésie, des rêves délicatement heureux s’ouvrent sous les doigts magiques des instrumentistes dans des nuances d’une grande subtilité. Pour finir la Musica Notturna di Madrid de Luigi Boccherini est une évocation impressionniste avant l’heure avec une audace de composition dont Boccherini était parfaitement conscient lui qui n’a pas voulu les publier de son vivant. Quelle fantaisie, quel humour, quelle vie ! Jordi Savall et ses complices composant l’ensemble du Concert des Nations ont choisi une dimension chambriste ce soir qui convenait admirablement à l’église Saint Jérôme. Il est impossible de détailler le talent de chaque musicien, chacun se déguste ! La complicité entre eux, leurs échanges de sourires pleins d’admiration réciproque, la qualité de l’écoute de ceux qui ne jouaient pas à certains moments, leur bonté humaine décelable à chaque instant ont crée une ambiance de paix et d’échanges comme dans la fresque des philosophes de l’école d’Athènes par Raphaël. Tous ces admirables musiciens, virtuoses autant que poètes sont traversés par une foi en l’humain, une croyance incarnée en l’échange de bonne volonté à travers tous les peuples. Cela apporte un message de paix et de beauté inoubliable. Ainsi la musique peut faire la paix dans le monde ! ______________________ Compte-rendu, concert. Toulouse, Eglise Saint Jérôme, le 16 novembre 2016. Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : Suite du « Bourgeois Gentilhomme » ; Johann Rosenmüller (ca.1619-1684) : Sonata Nr. IX à 5 ; Henry Purcell (1659-1695) : Suite de « The Fairy Queen » ; Jean-Philippe Rameau (1683-1764) : Suite « des Indes Galantes » ; Antonio Rodriguez de Hita (1724-1787) : Musica sinfonica dividida en canciones ; Luigi Boccherini (1743-1805) : La Musica Notturna di Madrid ; Le Concert des Nations : Manfredo Kræmer et Mauro Lopes, violons ; Angelo Bartoletti, viola da braccio ; Balázs Máté, violoncelle ; Xavier Puertas, violone ; Luca Guglielmi, clavecin ; Pedro Estevan, percussions ; Xavier Díaz-Latorre, théorbe et guitare ; Jordi Savall, viole de gambe et direction.



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13 novembre

King Arthur de Purcell

France Musique. Dimanche 27 novembre 2016, 16h. Purcell : King Arthur. AUX ORIGINES DE L’OPERA ANGLAIS : Purcell et la représentation du roi-guerrier Arthur. Le semi opéra en 5 actes d’après le livret de John Dryden est créé à Londres au Dorset Garden Theatre, au printemps 1691. Arthur vainc les Saxons et fonde le royaume d’Angleterre. En abordant le drame fondateur de l’état anglais, Purcell ajoute aussi une trame amoureuse qui enrichit la lecture uniquement épique et historique ; il s’agit aussi pour Arthur de retrouver Emmeline, la fille aveugle du Duc de Cornouailles, laquelle a été enlevée par l’ennemi saxon, Oswald, aidé par le magicien Osmond. La force de l’opéra tragi-comique de Purcell est d’ajouter ce fantastique magique, surnaturel et poétique doublant les trames amoureuses et guerrière, car pour l’aider dans sa reconquête d’Emmeline, Arthur est aidé par le magicien Merlin. L’acte I est dominé par les Saxons qui sacrifie à Woden pour vaincre la guerre. L’acte II voit les Bretons finalement vaincre les forces maléfiques suscitées par Grimbald, car le mage formé par Merlin, Philidel, les mène vers la lumière et les délivre définitivement des maléfices ourdis par les Saxons (charmante Pastorale finale). L’acte III est celui d’Emmeline qui prisonnière d’Oswald, retrouve la vue et sait résister aux visions infernales et terrifiantes produites par le guerrier saxon qui veut la posséder : les contrées glaciales sont ainsi évoquées dans le fameux air du froid, énoncé par le dieu Hiver, clair référence au choeur des trembleurs dans Isis de Lully (1677). Après l’épreuve imposée à Emmeline, c’est au tour d’Arthur d’être malmené au IV : Osmond tente vainement de le séduire par des apparitions trompeuses (passacaille finale) : le jeune roi résiste. Au V, après une tempête qu’adoucit Eole, Arthur vainc Oswald : les Bretons écrase les Saxons. Vénus protège les amours des héros : Emmeline et Arthur (superbe air de la déesse profane et suave : « Fairest isle ») ; de sorte que l’île enchantée, protégée peut enfin s’ouvrir au bonheur (Saint-Georges protège alors l’Ordre de la Jarretière qui fonde l’honneur comme la vertu première de l’Angleterre). Comparé à ses drames précédents, – inscrits dans le genre du masque (alliant parlé et chanté), King Arthur s’affirme par sa nouvelle cohésion dramatique. Les forces surnaturelles sont atténués par les demi mages Philidel et Grimbald – comme Ariel et Caliban dans La Tempête de Shakespeare. L’opéra de Purcell dans sa version originelle de 1684 pour Charles II, roi lumineux, impose une solennité poétique qui s’efface dans la version tardive de 1691, quand l’avènement de Guaillaume II, prince moins charismatique que son prédécesseur, inspire une toute autre conception de la représentation du pouvoir, moins poétique et fastueuse, plus cynique et trouble; les recherches et l’enregistrements de William Christie avec ses troupes inspirées ensorcelantes des Arts Florissants ont permis de réaliser une version de référence, diverse, majestueuse et ambivalente qui sert la nature équivoque et très riche du drame purcellien. France Musique. Dimanche 27 novembre 2016, 16h. Purcell : King Arthur (La Tribune des critiques de disques : quelle est meilleure version enregistrée ?). AUX ORIGINES DE L’OPERA ANGLAIS : Purcell et la représentation du roi-guerrier Arthur.

Henry Purcell
(1659 – 1695)

Henry Purcell (10 septembre 1659 - 21 novembre 1695) est un musicien et compositeur de musique baroque. On admet généralement que Purcell a été le plus grand compositeur anglais de naissance (Haendel ayant été anglais par naturalisation). Purcell a incorporé à sa musique des éléments des styles français et italien, mais a développé un style anglais particulier.



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