Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Henry Purcell

dimanche 25 septembre 2016


Classiquenews.com - Articles

10 septembre

Marguerite, l’antidiva, avec Catherine Frot

Classiquenews.com - Articles Télé. Marguerite : l’antidiva, avec Catherine Frot. Canal+, le 13 septembre 2016, 20h50. Sorti en septembre 2015, le film franco-belge a depuis permis à l’excellente actrice dans le rôle titre, Catherine Frot de recevoir le Prix de la meilleure actrice lors de la remise des Césars 2016 : une consécration tout à fait méritée tant son jeu et sa finesse dramatique restitue au personnage véridique, une sincérité bouleversante. Si la riche américaine Florence Foster Jenkins se voulait diva légendaire n’ayant aucun voix et surtout chantant très faux, sa passion pour la musique et sa loyauté à servir son rêve la rendent touchante. Au démarrage du projet cinématographique, c’est en écoutant la fameuse bande enregistrée de Florence Foster Jenkins interprétant (massacrant) l’air de la reine de la nuit de La Flûte enchantée de mozart, que le réalisateur, Xavier Giannoli, saisi par l’histoire de l’Américaine, conçut un scénario pour une fiction. Naïveté d’une riche américaine à se représenter comme une diva ; hypocrisie de son entourage qui ne lui a jamais avoué qu’elle chantait faux… le mélange de candeur et de mensonge a imposé l’idée d’un excellent drame pour le grand écran. Catherine Frot dans le rôle-titre fait ainsi en 2015 un retour remarqué, elle qui n’avait pas incarné un personnage consistant depuis la comédie Les Saveurs du palais de Christian Vincent en 2012. Au delà du jeu dramatique, l’actrice française sait exprimer la part de sincérité dans la démarche pathétique d’une femme qui se rêve diva sans en avoir les moyens, et qui cynisme abject, est même encouragée par son entourage à poursuivre dans ce sillon pernicieux. Catherine Frot avoue avoir été particulièrement touchée par la sincérité de cette femme dont l’amour de la musique dévoile en vérité, une âme d’artiste. La comédienne a pris soin de travailler son chant pour le film afin de révéler ce qu’il y a de beau c’est à dire de touchant, à jouer et chanter faux. Pour mieux comprendre l’époque et restituer l’ambiance sociale propres aux années 1940, l’actrice a lu de nombreuses biographies des grandes divas de l’Entre-Deux-Guerres, une période où les chanteuses ont été particulièrement acclamées voire divinisées, telles Rose Caron à Fanny Heldy… Même s’il a été doublée, grâce au concours d’une chanteuse professionnelle possédant la technique vocale d’une chanteuse d’opéra, Catherine Frot a travaillé postures et mimiques d’une cantatrice aguerrie. Le film regorge d’extraits et de citations musicales ; les mélomanes retrouvent les pages de “Casta Diva” de Bellini ; plusieurs airs d’opéras baroques (Purcell, Vivaldi…), du jazz, des morceaux plus récents signés Poulenc et Honegger, du dideridgoo australien ou encore de la musique indienne. Au même moment que le tournage français, Hollywood s’est aussi passionné pour l’histoire de Florence l’antidiva américaine et Xavier Giannoli a appris qu’un biopic hollywoodien se concrétisait alors dédié à Florence Foster, fiction américaine, intitulé Florence Foster Jenkins, réalisée par Stephen Frears avec Meryl Streep dans le rôle de la cantatrice et Hugh Grant, dans ce lui de son compagnon, amusé, désabusé, aimant et complice de ce mensonge entretenu… Anecdote : le visuel de l’affiche du film Marguerite, s’inspire d’une photo réelle de Florence Foster Jenkins sur laquelle la pseudo diva américaine apparaissait avec une paire d’ailes d’ange blanches dans le dos ainsi qu’un diadème de reine. Ainsi en 2015, à défaut de rentrer au panthéon des divas de l’opéra, Florence devenue Marguerite s’est imposée au grand écran, passant d’un rêve lyrique avorté à une incarnation cinématographique saisissante. Dans le film, Catherine Frot a rencontré le comédien Michel Fau qui joue Atos Pezzini, le professeur de chant de Marguerite, personnalité fantasque qui sous couverte de sincérité, entretient la pseudo diva dans le mensonge de sa vie. Après la fin du tournage, les deux acteurs ont collaboré ensemble au théâtre dans la pièce “Fleur ce Cactus” de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy, pièce que le comédien met en scène et dans laquelle l’actrice tient le rôle principal. En filigrane, à travers ce biopic qui est surtout un drame sentimental, le film Marguerite tente d’élucider la part ténue d’une personnalité qui cherche à trouver le moyen de poursuivre et nourrir son histoire d’amour. Certes les scènes où la fausse diva massacre les airs célèbres de l’opéra sont du plus haut comique, mais leur part dérisoire exprime aussi une vérité qui nous touche. Marguerite COMÉDIE DRAMATIQUE - Franco-belge (2015) - 2h09 Réalisateur : Xavier Giannoli Avec : Catherine Frot, André Marcon… Date de sortie : Mer. 16 septembre 2015 Diffusion TV : mardi 13 à 21:00 sur CANAL+

La lettre du musicien (Comptes rendus)

23 septembre

Une Traviata pas “dévoyée” aux Bouffes-du-Nord

Le metteur en scène Benjamin Lazar, la chanteuse Judith Chemla et le musicien Florent Hubert proposent, au théâtre des Bouffes-du-Nord, leur propre lecture de La Traviata “d’après Verdi”. Une lecture actuelle et d’une rare justesse. On entend déjà les ayatollahs hurler au scandale, crier à la trahison et à Verdi qu’on assassine. Eh bien non, cette Traviata de Benjamin Lazar est sans doute l’une des plus émouvantes que l’on ait jamais vue ! Certes, l’orchestre a laissé place à un octuor ambulant, personnage à part entière, avec un accordéon pour tout socle harmonique. Mais cela fonctionne à merveille : de la musique de Verdi subsiste la nervosité et juste ce qu’il faut de couleur pour être identifiée dès la première bribe, malgré les arrangements (et ajouts) de Florent Hubert et de Paul Escobar qui se jouent des codes lyriques, inventant de nouveaux récitatifs ou donnant du jazzy au fameux Brindisi. Plus ingénieux encore : certains airs sont complètement déstructurés, mêlant passages chantés en italien parlés en français : le continuum et l’intensité dramatiques en sont d’autant renforcés. L’italien chanté est réservé à l’expression des émotions intérieures, le français parlé servant à décrire l’action. Ainsi la narration est soutenue sans interruption, là où souvent, à l’Opéra, elle reste immobilisée au péage de l’aria da capo, avant de pouvoir s’élancer de nouveau. Si les chanteurs, de très bonne tenue, ont tout de même parfois quelques imperfections vocales, ce sont de véritables acteurs, qui ne font qu’un avec leur personnage. Judith Chemla, que l’on avait découverte en Didon de Purcell déjantée aux Bouffes-du-Nord en 2013 (lire ici ), est tout simplement la Violetta la plus émouvante que l’on ait jamais vue ! Frêle, sensible, légèrement maladroite, belle à ravir, ses quelques tensions dans l’aigu ne font qu’accentuer la violence qui lui est faite. Ses duos avec Damien Bigourdan (Alfredo) sont tout simplement puissants et Jérôme Billy campe un Germont père lui aussi tellement vrai : ferme et coupable à la fois. Scéniquement et textuellement, double réussite à mettre au compte de Benjamin Lazar. Le texte est un patchwork de Verdi, d’Alexandre Dumas fils et de commentaires ajoutés en français actuel, donnant à l’histoire de Violetta une dimension universelle : celle de la fautive à qui jamais la société ne pardonne. Jonchée de fleurs en vases, la scène est à l’image de Violetta : un objet ravissant que l’on admire, que l’on respire, que l’on s’arrache, sans se rendre compte qu'elle a commencé à mourir depuis longtemps. Le grand tulle qui envahit la scène du début à la fin est tantôt un linceul pour Violetta, un voile de fumée d’opium émanant des fêtes de Flora ou le spectre de son être mort à la société. Cette Traviata de Benjamin Lazar est donc tout sauf une version « dévoyée » de l’opéra de Verdi, mais simplement LaTraviata la plus humaine, la plus émouvante et la plus vraie. (21 septembre)






Classiquenews.com - Articles

14 août

HAENDEL / HANDEL : Les oratorios (partie 1/2)

HAENDEL / HANDEL : les oratorios anglais, dossier spécial. A l’été 2016, Decca publie un coffret « The Great oratorios », somme discographique de 41 cd, regroupant 16 oratorios du Saxon Georg Friedrich Handel (1685-1759). L’occasion est trop belle pour classiquenews d’y compléter la rédaction des critiques de chaque version choisie, par l’évocation de l’aventure exceptionnelle de Haendel à Londres principalement où il “invente” l’oratorio anglais. Le coffret Decca The Great oratorios offre un focus idéal sur une double thématique : la carrière passionnante de Handel hors de l’Europe continentale, après son séjour miraculeux en Italie, après ses nombreux engagements en terres germaniques… et aussi, un regard sur l’interprétation moderne, principalement des chefs anglais, des drames non scéniques de Haendel, soit des années 1970 avec Charles Mackerras jusqu’aux plus récents McCreesh et Minkowski… sans omettre les passionnants Hogwood, Pinnock, Christophers… L’inventivité du créateur trouve en Angleterre un terreau fertile et parfois éprouvant, pour inventer une nouvelle forme dramatique : opéra seria, masque puis surtout en langue anglaise, l’oratorio spécifiquement britannique ; un genre que Purcell aurait pu lui aussi inventer… Où toute scénographie absente, permet à la seule écriture vocale et musicale, d’exprimer tous les enjeux et ressorts dramatiques comme le parcours moral et le sens spirituel des ouvrages, d’autant que l’action y est souvent plus psychologique que spectaculaire. C’est aussi une opportunité offerte de mesurer l’état de l’interprétation des Anglais principalement sur un sujet qui intéresse leur propre histoire musicale. Certes le coffret comporte des actions de jeunesse, Acis et Galatée, surtout La Resurrezione, qui renvoient aux années de formations et aux premiers essais dramatiques. Mais en regroupant les principaux oratorios anglais de 1739 à 1752, de Esther, Athalia et Saul, les premiers décisifs, jusqu’aux « ultimes mystiques », Theodora et Jephta (1750 et 1752), sans omettre les drames allégoriques et sacrés dont le diptyque majeur, Israel en Egypte et surtout le Messie (1739 et 1742), nous voici en présence d’un monument de la ferveur dramatique qui compose un corpus aussi important esthétiquement et spirituellement que Les Passions et la Messe en si de JS Bach. Face à ces prodiges proches de l’opéra mais dont les interprètes doivent aux côtés des ressorts expressifs, exprimer aussi le continuum spirituel et la cohérence interne de l’architecture, réussir l’alternance des choeurs méditatifs ou jubilatoires et le profil intimiste et individualisés des solistes, de nombreux chefs ici paraissent. Mackerras, orchestralement dépassé (continuo systématique et trop lisse); Gardiner surprésent et pas toujours très vigilant sur la cohérence de ses distributions solistes ; c’est surtout les surprenants et plus habités Christopher Hogwood, Harry Christopher, ou Trevor Pinnock (fabuleux Messie) qui surprennent par une vitalité nerveuse plus souvent finement caractérisée que Gardiner… En profitant de la parution de ce coffret événement édité par Decca, CLASSIQUENEWS éclaire l’itinéraire de Haendel dans le genre de l’oratorio sacré, principalement à Londres (même si Le Messie, pierre angulaire de l’oeuvre est d’abord créé et applaudi, donc compris… à Dublin / c’est un peu comme DonGiovanni de Mozart, autre œuvre majeure lyrique, d’abord portée en triomphe à Prague, avant la conservatrice Vienne…). Après la présentation synthétique de chaque ouvrage présent dans le coffret, la Rédaction récapitule les qualités (et parfois les limites) de chaque lecture enregistrée. HANDEL / HAENDEL Le SAXON en Angleterre… Haendel (1685-1759) suit étroitement la destinée de son protecteur l’électeur de Hanovre dont il est depuis 1710, à 25 ans, Kapellmeister grâce à l’appui du diplomate et compositeur, récemment révélé par Cecilia Bartoli, Steffani. Quand l’Electeur devient le roi George Ier d’Angleterre, Handel rejoint l’Angleterre et Londres dès 1711. Après une tentative forcenée de développer l’opéra seria italien à Londres à travers l’Académie royale de musique qu’il dirige en 1719,- après un échec et une ruine financière, malgré la création d’une nouvelle équipe (Seconde Académie en 1728), Haendel doit bien se rendre à l’évidence que l’opéra italien n’a pas assez d’auditeurs convaincus parmi les londoniens. Il remet son tablier et entreprend une nouvelle aventure dans un genre nouveau : l’oratorio anglais. Dans la langue de Shakespeare, les oratorios ainsi nés à partir de 1739 bouleverse la vie musicale à Londres et dans le royaume : Haendel a désormais affiné une forme lyrique totalement convaincante et s’est taillé une reconnaissance jamais vue auparavant. A travers l’oratorio peu à peu élaboré, Haendel soumet l’éclectisme géniale de son imagination à l’aulne de son exigence dramatique. Pas un emprunt ou une idée adoptée s’ils ne servent surtout l’efficacité de l’action, l’acuité et intensité de l’expression. Avant Londres et alors qu’il n’est que le jeune compositeur saxon à Rome, Haendel aborde le genre oratorio mais en… italien. Ainsi se succèdent Il trionfo del Tempo e del Disinganno, oratorio allégorique (Rome, juin 1707), surtout La Resurrezione (Rome, Palazzo Bonelli, avril 1708)… premier oratorio sacré alors dirigé par Corelli : le jeune Haendel y écrit comme à l’opéra, mais sans virtuosité gratuite, soignant l’expression d’une effusion hallucinée, victorieuse à l’énoncé de la Résurrection. Interprétation. Oratorio italien. Emblématique de la première génération des baroque dépoussiérant et réformateur sur instruments d’époque, Christopher Hogwood en 1982 dévoile la furie italienne du génie saxon du jeune Handel à Rome : sa Resurrezione offre une synthèse de tous les oratorios italiens baroques qui l’ont précédé. Orchestralement et sur des temps parfois plus lents que ceux choisis par les plus récents maestros (Minkowski plus que précipité), Hogwood cisèle la langue de Handel aussi virtuose que Vivaldi, aussi sensuelle et dramatique que les Vénitiens, autant agile et virtuose que les Napolitains. Instrumentalement, le chef visionnaire prend le temps d’approfondir, de colorer, d’instaurer un climat … que peu après lui sauront reprendre et prolonger. Vocalement : Ian Partridge fait un San Giovanni un peu en retrait bien que poétiquement très nuancé. Le couple Emma Kirkby / David Thomas contraste idéalement Ange et Lucifer avec un sens du texte captivant. Emue par l’exemple et la Passion du Sauveur, la Maddalena de la soprano Patrizia Kwella a la bonne et juste couleur d’une âme compatissante et doloriste mais sans vraie conviction, elle donne l’impression d’échapper aux enjeux véritables, spirituels et dramatiques de son superbe air n°22 : « Per me già di morire ». C’est le maillon faible de la distribution, soulignant un manque d’assise et de fermeté expressive tout autant perceptible dans son Esther à venir 3 années après cette Resurrezione (lire commentaire ci après). Esther… Les premiers oratorios en anglais remontent à l’année 1720 quand le compositeur croit encore au succès de l’opéra italien à Londres. Ainsi Esther d’après Racine, est créé à Londres en 1720 (remanié en 1732). L’importance des choeurs est emblématique du genre à venir : Haendel l’a reprise de la musique de Moreau pour la tragédie de Racine où soli et choeurs alternent sur les paraphrases des Psaumes. Mais l’écriture de ses choeurs extatiques et poétiques, d’un souffle dramatique et spirituel nouveau, s’inspire surtout des Anthems Purcelliens. Le perse Assuérus (Xerxes) retient prisonnier les Juifs mais il épouse Esther en ignorant que la belle est israélite. Instance noire, Hamam envisage la perte des Juifs. Car le tuteur d’Esther, Mordecai refuse de lui rendre hommage. Lors du fameux banquet (Scène 6) Esther dévoile ses origines juives à son époux qui toujours amoureux la confirme, punit Hamam et reconnaît la dignité de Mordecai… La version de 1720 emprunte beaucoup aux airs déjà composés pour la BrockesPassion. Et les critiques reprochent dans cet oratorio des débuts, un déséquilibre dramatique entre la longueur de certains choeurs et la succession des airs solistes. Interprétation. En 1985, sur instruments d’époque, Christopher Hogwood signe une lecture ample dramatiquement, ciselée dans son déroulement instrumental avec comme toujours chez lui, une vive attention à la caractérisation du continuo selon les situations. Le chef réussit dès l’ouverture à insuffler une urgence palpitante à l’orchestre, soulignant les enjeux émotionnels de l’action à venir. Le travail du maestro orchestralement atteint des sommets de fine coloration des airs, sachant éviter bien des tunnels d’ennui si présent chez les autres chefs trop peu initiés aux secrets des récitatifs… Hélas, la soprano certes fragile et très colorée de Patricia Kwella dans le rôle d’Esther manque singulièrement d’assurance (justesse aléatoire) ; faiblesse a contrario effacée chez son partenaire Anthony Rolfe Johnson dans le rôle du Perse magnifique, à l’âme amoureuse; magnifique duo extatique, des deux êtres unis par un lien irrévocable (N°13 : « Who calls my parting soul from death? », Handel imagine ce duo comme s’il était chanté simultanément à 2 voix unies en un seul souffle) – sommet lumineux auquel s’oppose la couleur de l’air sombre et haineux d’Hamam (N°21: « How art thou fall’n from thy Height »… très assuré David Thomas). La caractérisation dramatique de chaque séquence, une étonnante plasticité expressive assurent cette version d’Hogwood, maître des accents dramatiques (malgré le fil disparate de l’action dans ce premier oratorio prometteur mais inégal). Superbe tenue artistique. Suivent après Esther, Deborah (1733), nouvelle pierre testée à l’époque où Haendel connaît les pires déboires artistiques et financiers dans le genre de l’opéra italien, en particulier dus à la concurrence de la troupe rivale, l’Opéra de la noblesse (et son champion invité depuis Naples en grande pompe et budget : Porpora, et le castrat vedette, Farinelli). Deborah ne fait pas partie du coffret Decca. Athalia / Athalie (3ème oratorio anglais) d’après Racine encore (comme Esther), et créé à Oxford en juillet 1733, suscite un triomphe en partie grâce à la richesse des effectifs de la création, le souffle du drame, l’orchestration raffinée (cor, flûtes, archiluth…), surtout la fine caractérisation de chaque personnage d’une fresque tragique : la reine Athalia, souveraine d’Israel, a renié Jehova à la faveur du dieu Baal : c’était compter sans le seul survivant des crimes qu’elle a commandité pour assoir son pouvoir : le jeune Joas / Eliacin, que la femme du Grand Prêtre Joad, Josabeth protège et élève au Temple. A la fin de l’action, la souveraine indigne est renversée par le jeune juste Joas. Interprétation. Sur instruments anciens, et d’une vitalité dansante, véritablement enivrée, The Academy of Ancient Music et Christopher Hogwood en 1986 se montrent épatants d’un bout à l’autre (motricité habitée des cordes). C’est le choix du plateau qui convainc tout autant, servant le désir haendélien de caractérisation psychologique : l’angélique Emma Kirkby fait une Josabeth lumineuse et conquérante face à l’Athalie, puissante et au timbre plus épais et dramatique de Joan Sutherland, dont la couleur très lyrique, exprime le fossé entre les deux femmes. Contrastes très juste. Le Joad de James Bowman impose un standard de l’interprétation : la voix blanche, égale, dévibrée du haute-contre exprime directement le chant mystique, la voix divine incarnée, celle de la vérité. SAUL, 1739. Saul affirme une première maturité lors de sa création au King’s Théâtre de Haymarket, en janvier 1739. D’après le livret de Charles Jennens, l’action musicale de Saul profite d’une genèse plus longue que d’habitude, avec des emprunts à ses ouvrages précédents (dont Agrippina, Faramondo ou La Resurrezione…) et aussi à d’autres compositeurs lui transmettant des idées mélodiques qu’il enrichit ensuite avec le génie que l’on sait (Urio, Telemann, Zachow, Kuhnau…). L’orchestration est encore plus riche et soignée que dans Athalia (comprenant trombones, trompettes, hautbois, flutes, bassons, harpe, théorbe…). L’ouvrage est porté en triomphe devant la Cour royale. Jennens, dilettante érudit campagnard que la renommée a décrit comme « vaniteux ridicule » a soigné le texte et son déroulement dramatique : le futur librettiste du Messie, affirme dans Saul, une intelligence indéniable. Relisant les Livres de Samuel, Jennens souligne les errances du jeune David, éprouvé par le vieux politique Saul, et surtout l’épisode fantastique, halluciné de la Sorcière, en fin de drame (acte III) où l’ombre de Samuel apprend au vieux jaloux Saul, sa mort prochaine ainsi que celle de son fils (l’ami de david), Jonathan… Là encore, Haendel exploite comme d’un opéra, tous les prétextes à fine caractérisation et situations contrastées, prenantes. Une trame amoureuse donne de la consistance aux figures bibliques : dont les jeunes femmes Michal, fille de Saul, amoureuse du jeune David, alors conquérant de Goliath; puis Merab, soeur de Jonathan, que Saul promet à David. Finalement marié à celle qu’il aime, Michal, David doit faire face à la jalousie croissante de Saul à son égard. Jusqu’à la bataille décisive, où David vainc Saul, Jonathan, et les Philistins. Interprétation. Parfois un peu raide et sévère, John Eliot Gardiner en 1991 laisse un Saul qui manque souvent de profondeur et d’humanité, de souffle, de poésie (l’épisode de la sorcière au III est mis en déroute par un Samuel imprécis et à la justesse aléatoire…). Pourtant dans l’écriture de l’oratorio nous tenons là un sommet dramatique où Haendel libéré des conventions de l’opéra (aria da capo entre autres) invente une nouvelle langue lyrique ; le choeur omniprésent est un personnage à part entière,; s’y succèdent en un rythme dicté par l’urgence du drame, de courts arias sans reprises. Même l’opulence nouvelle de l’orchestre sonne creuse et droite. L’orchestre affecte la sonorité généreuse, flatteuse d’une belle mécanique, mais souvent dépourvue de toute intention poétique réelle : voilà qui distingue la richesse spirituelle et la vérité d’un Hogwood ou d’un Pinnock, comparés à la facilité plus artificielle de Gardiner. De fait, Saul n’est pas le meilleur oratorio de Gardiner. Seule Donna Brown (Merab) et Lynne Dawson (Michal) se distinguent ; le David de Derek Lee Ragin assène une intensité pincée, qui trépigne trop pour être le chant d’un héros sage et juste. Lecture imparfaite, surtout inaboutie. Les drames sur des textes sacrés : Israel en Egypte et Le Messie. Avant les derniers oratorios – le plus saisissants par leur architecture globale, dramatique et psychologique, Haendel gagne en maîtrise dans sa lecture et propre compréhension des textes sacrés : ainsi sont conçus, Israel in Egypt (Exodus) créé à Londres, Haymarket, King’s Théâtre en avril 1739, puis The Messiah / Le Messie, à Dublin en avril 1742 ; tous deux, ouvrages décisifs, sur le livret de Charles Jennens. Dans Israel en Egypte (1739), c’est l’unité et la profonde cohérence du drame qui saisit, auquel répondent force et concision de l’écriture musicale. Haendel fait se succéder d’abord l’Exode (partie 1), puis Le Cantique de Moïse (partie 2) : le choeur est l’élément principal, – peuple des hébreux outragés, humiliés, martyrisés, qui fuit Pharaon par la traversée des eaux de la Mer rouge ; en une écriture contrapuntique des plus flexibles et dramatiques, Haendel démontre la science épique de son style choral (égalant ainsi Bach), atteignant des prodiges de caractérisation pour les choristes, particulièrement sollicités. Narratif, spectaculaire, le premier volet exprime la ténacité du peuple élu. Dans la seconde partie, d’après le Cantique de Moïse, Haendel chante la justice et la puissance divine, miséricordieuse et protectrice, en particulier le sort réservé aux Egyptiens submergés et finalement vaincus… entre proclamation et évocation spectaculaires, prière et hymnes spirituels, d’une grande énergie mystique, les choeurs et arias affirment la maîtrise du compositeur dont la force du message s’appuie sur un orchestre et un choeur à la fois, détaillé et flamboyant. Ici c’est surtout l’inspiration sacrée des airs qui s’impose car les voix solistes n’incarnent pas de figures individuelles mais la conviction et la passion de sentiments partagés, produits par chaque situation évoquée. Interprétation. En 1995, Gardiner convainc surtout par ses choeurs bouillonnants d’expressivité cohérente et finement caractérisée, doublé par un orchestre des plus évocateurs (N°4 : He spake the word… ; étonnant N°25a: « The people shall hear », grave et d’un lugubre, désespéré, de surcroît le plus long des choeurs : plus de 7mn)… l’excellent Monteverdi Choir fait montre d’une plasticité profonde, d’une force intérieure aux accents dramatiques souvent irrésistibles; on reste cependant plus réservé sur le choix des solistes souvent peu justes, et trop lisses (duet n°24: alto/ténor: JP Kenny, totalement absent et désimpliqué / Philip Salmon. LE MESSIE, 1742. Le Messie évoque le succès de Haendel, hors de Londres, en particulier à Dublin, répondant à l’invitation du Lord Lieutenant d’Irlande : créé en avril 1742, Le Messie suscite un triomphe immense (près de 700 spectateurs dès sa création). A Londres, les spectateurs furent plus réservés, hostiles mêmes, choqués d’écouter des textes sacrés au théâtre. Il fallut attendre 1750 pour que Le Messie s’impose à Londres quand Handel, reprenant la vocation altruiste de ses concerts, imagina de le donner au Foundling Hospital au profit des nécessiteux de Londres. Enrichie de hautbois et de bassons, la partition devait connaître une faveur croissante au point d’être jouée devant une salle comble, chaque année. Dans la première partie, les Prophètes annoncent l’arrivée du Messie, sauveur, lumière du monde en une succession d’airs, hymnes, prières d’une joie éperdue… tandis que le choeur, plus inspiré et mystique que précédemment, en exprimant son omnipotence, glorifie Dieu. La seconde partie s’interroge sur le sens de la Passion ; puis la troisième et courte dernière partie, se concentre surtout sur le sens de la Résurrection. Elégantissime, inspiré, plein d’espoir et de tendresse lumineuse, Haendel à la différence des Passions de Bach, plus âpre (Saint-Jean) ou déploratif (Saint-Matthieu) explore une ferveur des plus étincelantes où les promesses du pardon envoûtent l’auditeur à force de nobles et très humaines prières. Architecte inspiré, il sait ciseler la délicate modénature entre choeurs méditatifs, airs solos, parure orchestrale de plus en plus raffinée et inspirée. EBLOUISSANT TREVOR PINNOCK. En 1988, Trevor Pinnock et ses musiciens de l’English Concert séduisent immédiatement par un sens miraculeux du texte : caractérisation fluide et étonnamment nuancée de l’orchestre, surtout élégance, fluidité et naturel du ténor au sommet de ses possibilités vocales et expressives, le légendaire Howard Crook dans l’un de ses emplois les mieux chantants. Son entrée, récitatif accompagné puis air, sont d’une irrésistible intensité, effusion et narration tendre et habitée par la noblesse du livret de Jennens. En comparaison, Gardiner au même moment ennuierait presque par une sonorité plus lisse, ronde, donc plus prévisible. Eblouissante, d’une virtuosité flexible et toujours nuancée, si proche du texte Arleen Auger éblouit elle aussi (N°16, Rejoyce greatly, daughter of Zion… illuminé par son timbre évident). Même couleur brillante et instinct irréprochable pour la haute contre Michael Chance (noblesse et certitude aérienne d’une fluidité liquide du n°13 : « Thou art gone up on high. »… Reconnaissons que la sûreté des solistes réunis autour de lui par Trevor Pinnock laisse pantois ; rien à voir avec les solistes plus incertains de Gardiner, presque dix ans plus tard. DERNIERS ORATORIOS : 1743-1750 Les derniers oratorios. Véritables opéras sacrés (sauf les deux mythologiques : Sémélé et Hercules), les derniers ouvrages anglais de Haendel sont des drames de plus en plus intérieurs où brillent grâce aux contrastes réalisés des choeurs – vrais personnages collectifs ou force morale faisant commentaire, le profil pur et hautement moral des protagonistes comme le relief dramatiquement efficace et magistralement coloré de l’orchestre. SAMSON, février 1743. Composé en 1741 et finalement prêt au moment où le compositeur crée son Messie à Dublin, Samson est mis de côté pour Londres. Sur un livret de Milton, l’oratorio reprend le canevas du drame biblique laissé depuis Saul (1739). Créé au Théâtre Royal Covent Garden de Londres, l’ouvrage de Handel s’intéresse surtout à la fin de la vie de Samson : quand le héros juif ayant révélé à Dalila le secret de sa force, donc sa faillibilité, est l’esclave des Philistins, victime de la haine collective, ne désirant plus que la mort. Au début, il doit divertir le peuple au moment de la fête de Dagon… L’oeuvre est plus psychologique que dramatique. Et c’est la puissance et le surtout le raffinement de la musique qui en exprime la subtile métamorphose intérieure (ouverture brillante avec cors). L’homme trahi se reconstruit peu à peu, en particulier par la conscience reconquise de sa force supérieure grâce à la brutalité du géant Harapha dont il partage la puissance… mais dans son cas, plus avisée, plus affûtée. C’est cette conscience qui lui permet ensuite de détruire les Philistins sous les ruines de leur temple. Admirateur des tragédies antiques grecques, Milton invente telle une figure prophétique, la coryphée Micah, voix solitaire détachée du choeur et doublée par lui, qui commente l’action et jalonne l’élévation spirituelle et morale de Samson, vrai héros vertueux, qui a ressuscité de lui-même. Handel recycle nombre des motifs de Telemann, Legrenzi, Carissimi et surtout de l’opéra Numitore de Porta, écouté en 1720… Novateur, le compositeur réserve le rôle titre de Samson au ténor John Beard, quand la tradition lyrique préférait jusque là un castrat. Interprétation. Ductile et expressive, d’une nervosité intérieure (absente chez Gardiner), l’approche de Harry Christophers en 1999, saisit par son activité instrumentale, un sens de la caractérisation musicale qui donne vie à chaque jalon de l’itinéraire d’un Samson en plein doute (N°17 : « Why does the God of Israel sleep ? » admirablement flexible); de fait, le chef a trouvé un superbe ténor : Thomas Randle, d’une noblesse virile et tendre, dont le nerf reste constant. Tandis que le soprano souple et sombre de Catherine Wyn Rogers fait une Micah pleine de compassion et de tendresse admirative pour le héros en pleine transformation : c’est elle la seconde protagoniste par l’importance de ses airs et la force expressive. Encore une fois la fine équipe anglaise réunis par Harry Christophers séduit par son approche très fine et raffinée, essentiellement vivante, du drame Haendélien. SEMELE, février 1744 – à venir HERCULES, janvier 1745 – à venir BELSHAZZAR, mars 1745 En mars 1745, Handel présente son nouvel oratorio au Haymarket de Londres, sûr de son écriture orchestralement et fabuleusement raffinée. Le choeur et les instruments conduisent magistralement l’action (cf dans l’acte II, la Symphonie en urgence ouvrant la scène du banquet de Belshazzar : sentiment panique et aussi couleur cynique et barbare pour dépeindre l’arrogance déplacée des Babyloniens). Dans le cas de Belshazzar, Handel fait comme Wagner dans l’élaboration de la Tétralogie : il interrompt l’écriture de Belshazzar après la fin du second acte, pour écrire le souffle héroïque et tragique d’Hercules ; le compositeur reprendra Belshazzar et son troisième et dernier acte, quand il recevra la fin du livret de Charles Jennens. Bien que magistral par la diversité des portraits vocaux (Nitocris, Belshazzar, Daniel soit la tendresse maternelle / le cynisme et la cruauté juvéniles / la sagesse mystique), exigeant des choeurs, une articulation inouïe ; d’un équilibre dramatique efficace sans temps morts, Belshazzar passe quasi inaperçu à Londres, en raison d’une saison trop riche, défendue par un Handel génial et boulimique, difficile ainsi à suivre dans cette saison 1745. De la part de Charles Jennens, c’est assurément l’un des oratorios les mieux écrits sur le plan dramatique, vrai drame lyrique sacré qui saisit par la force des choeurs (prodigieux de diversité expressive : tour à tour : Babyloniens arrogants et haineux ; hébreux, humiliés, désespérés ou fervents ; mais aussi Perses agressifs et bientôt, sous la conduite de Cyrus, victorieux des babyloniens), le profil des héros : certes la juvénilité perverse et bornée donc fatale du jeune Belshazzar ; surtout les deux âmes spirituellement « amoureuses » : Nitocris, mère aimante qui reste animée par la quête de rédemption en faveur de son fils perdu mais aimé ; surtout le prophète Daniel, d’une autorité vocale supérieure, essentiellement spirituelle : son monde contraste avec les vilainies bassement terrestres de l’action continue. Dans un récent enregistrement, William Christie et ses Arts Florissants ont démontré le génie expressif et poétique du Handel des années 1745/1746 : doué d’une intelligence introspective rare (l’amour de Nitocris dont le regard sur le déroulement de l’action est le fil conducteur de l’oratorio qui est donc accompli à travers les yeux d’une mère – superbe premier air d’ouverture : « Thou, God most high »- ; même compréhension superlative de l’élévation spirituel voire mystique de Daniel : les 2 caractères y sont prodigieusement réalisés). LIRE notre critique de Belshazzar par William Christie (enregistré en 2012, paru en 2013) / VOIR notre reportage vidéo exclusif de Belshazzar par William Christie. Interprétation. Comme dans son fabuleux Messie de 1988, Trevor Pinnock poursuit une compréhension profonde des enjeux psychiques et spirituels du drame haendélien grâce à un geste très articulé et ciselé, en un continuum orchestral très nuancé… Soucieux de la caractérisation la plus juste et la plus intime des personnages, Pinnock réserve le superbe rôle de Nitocris, mère aimante et compassionelle à sa soprano favorite (déjà présente dans son Messie) : Arleen Auger (sobriété exemplaire et tendre vérité de son second grand air : N°37 « Regard, oh son… », acte II)) ; Anthony Rolfe Johnson souligne l’incisive barbarie de Belshazzar, son ignorance de toute sagesse ; James Bowman rend Daniel, vibrant et habité par ses visions. Sans atteindre la grâce mystique, le raffinement spirituel réalisé par William Christie dans son approche de l’oratorio, Trevor Pinnock lui ouvrait déjà la voie par son attention à l’extrême sensibilité humaine de l’écriture. Judas Maccabaeus, 1747 Le HWV 63 est créé à Londres au Théâtre royal de Covent Garden, le 1er avril 1747. La partition suit le livret de Thomas Morell et en liaison avec le contexte politico-religieux de l’époque célèbre la victoire du Comte de Cumberland contre les jacobites. Avec les oratorios Joshua, Alexander Balus, il s’agit aux côtés de l’Occasionna Oratorio, d’une tétralogie sacrée particulièrement guerrière et militante, grâce à laquelle Handel reconquiert son public après l’échec de ses opéras italiens de 1745. Contrairement à Saul, Samson, ou Belshazzar (génial mais nous l’avons vu, ignoré purement et simplement par l’audience), Judas est une oeuvre complaisante, répondant opportunément à une commande qui doit célébrer et exalter la fibre patriotique, Handel n’hésitant pas à alléger même le profil psychologique des protagonistes, singulièrement légers. Dans l’acte I, les Juifs pleurent leur chef Mattathias récemment décédé.Son fils, Simon est sollicité pour désigner un nouveau leader : il nomme son frère Judas. De fait ce dernier, inspiré par la Paix, exhorte les Juifs à reprendre les armes pour assurer leur liberté. Au II, la fière énergie des Juifs menés par Judas est mise à mal par Antiochus et ses armées, mais dans le III, les prêtres israélites louent le courage de Judas Maccabaeus et sa victoire à Capharsalama. Judas Maccabaeus est une vaste cantate de guerre, emportée finalement par un allant victorieux. Interprétation. Représentatif de la fin des années 1970, où la nervosité dépoussiérée des orchestres sur instruments anciens n’a pas encore tout explorer, le geste précis certes de Mackerrras en 1977, à la tête des modernes instrumentistes de l’English Chamber orchestra, a bien du mal sur la durée à nous tirer d’une assommante torpeur : les choeurs comme les récitatifs souffrent d’une mécanique monolithique (continuo savonné et lisse), sans guère de caractérisation. Seules les superbes solistes, surtout féminins (Felicity Palmer et Janet Baker en respectivement une femme israélite et un homme israélite), saisissant par leur sens du texte et des enjeux dramatiques, principalement guerriers. HAENDEL / HANDEL : les Oratorios anglais, partie I A venir, la seconde partie de notre grand dossier Les Oratorios de Haendel Handel, partie II : les drames profanes mythologiques : SEMELE, février 1744 – à venir HERCULES, janvier 1745 – à venir puis, les drames bibliques : Solomon, mars 1749 Theodora, mars 1750 Jephtha, février 1752 CONSULTER la Partie 2 de notre grand dossier Les Oratorios de Handel Conception du dossier Haendel : les oratorios... Benjamin Ballifh, Camille de Joyeuse avec Elvire James et Lucas Irom

Henry Purcell
(1659 – 1695)

Henry Purcell (10 septembre 1659 - 21 novembre 1695) est un musicien et compositeur de musique baroque. On admet généralement que Purcell a été le plus grand compositeur anglais de naissance (Haendel ayant été anglais par naturalisation). Purcell a incorporé à sa musique des éléments des styles français et italien, mais a développé un style anglais particulier.



[+] Toute l'actualité (Henry Purcell)
23 sept.
La lettre du musi...
15 sept.
Le blog d'Olivier...
15 sept.
Le blog d'Olivier...
10 sept.
Classiquenews.com...
25 août
Resmusica.com
14 août
Classiquenews.com...
10 août
Classiquenews.com...
23 juil.
Classiquenews.com...
9 juil.
Le blog d'Olivier...
8 juil.
Classique... mais...
7 juil.
Classiquenews.com...
6 juil.
Classiquenews.com...
5 juil.
Classiquenews.com...
23 juin
Classiquenews.com...
17 juin
Classique... mais...
16 juin
Musique classique...
1 juin
Classiquenews.com...
30 mai
Classiquenews.com...
26 mai
Classiquenews.com...
14 mai
Classiquenews.com...

Henry Purcell




Purcell sur le net...



Henry Purcell »

Grands compositeurs de musique classique

Didon Et Enée The Fairy Queen Opéras

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...